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Interview

JJ Heller

Écrit par Jérémie   

Interview avec JJ Heller, chanteuse auteur compositeur de folk !

JJ-Heller

Jérémie : Comment t'es venue l'idée de jouer de la musique et de créer ton propre groupe ?

JJ : L'été après ma première année d'études (et une saison de basket manquée), je suis partie en voyage humanitaire en Afrique, où j'ai appris la guitare. J'ai écrit ma première chanson là-bas avec des amis, et j'ai adoré ça ! J'ai commencé à écrire de plus en plus et j'ai vite découvert que mes morceaux plaisaient . Dès que j'ai commencé à écrire j'ai su que j'aimais ça, mais je ne rêvais même pas d'en faire une carrière ! C'est arrivé lentement, au fil du temps les choses se sont mises en place.

Jérémie : Que peux tu nous dire sur ton nouvel album ?

JJ : Je suis vraiment excitée de finalement offrir ces chansons à notre public ! Nous sommes revenus à nos racines : simple, acoustique, et un minimum de postproduction. Le son sur Deeper est très similaire à ce que vous pourriez entendre si vous veniez à un de nos concerts. C'est frêle, « cru », et je suis impatiente que les gens l'écoutent.

Jérémie : Comment écris tu tes chansons ?

JJ : C'est devenu difficile pour moi en ce moment : j'ai un enfant nouveau-né et un qui apprend tout juste à marcher, ça me demande donc des efforts considérables pour trouver le temps d'écrire. Généralement je m'assieds avec mon mari Dave, et il propose des grilles d'accords jusqu'à ce que nous tombions d'accord sur l'une d'entre elles. Ensuite nous réfléchissons sur le sujet que nous voulons aborder : parfois je suis inspirée par quelque chose que je vis, parfois j'écris sur un ami ou une histoire que j'ai entendue peu avant. Je suis perfectionniste du point de vue des paroles, donc ça me prend généralement pas mal de temps pour produire quelque chose dont je sois fière.

Jérémie : De quoi parlent tes textes ?

JJ : La majorité d'entre eux parlent de la vie, et de où est Dieu dans nos joies et nos peines. Des fois j'écris des choses très personnelles, et  d'autres j'écris pour un ou une ami. Parfois lorsque je suis en butte à un problème, écrire est une sorte de thérapie. D'autres fois, je ne me rends même pas compte de ce que je ressens jusqu'à ce que je me mette à écrire. Écrire est pour moi une vraie manière de me découvrir.

Jérémie : Comment décrirais tu ta musique à quelqu'un qui n'a jamais entendu parler de toi ?

JJ : C'est de la folk acoustique écrite par un auteur/compositeur/interprète. Elle est simple, vient du cœur et va droit au but. Les paroles sont très réfléchies, et j'espère que cela transparaît à l'écoute.

Jérémie : Quelle relation y a-t-il entre ta musique et ta foi ?

JJ : Il y a quelque temps, un de mes amis a dit qu'il y avait deux types de compositeurs chrétiens : ceux qui parlent de la lumière divine, et ceux qui parlent de ce qu'ils voient à cette lumière : je me retrouve le plus souvent dans la deuxième catégorie. Je prie pour que ma musique convoie ce que Dieu ressent pour nous en tant qu'êtres humains. Il nous aime tant qu'Il a tout donné pour être proche de nous. Je veux aussi que ceux qui écoutent ma musique sachent que la vie peut être dure comme elle peut être magnifique, mais que, quoi qu'il en soit, Dieu est toujours là, qui nous tient la main.

Jérémie : Quelles relations as tu avec ton label ?

JJ : Aucune, étant donné que je ne suis associé à aucun label ! Depuis le début, mon mari et moi faisons en fait tourner une entreprise sous la forme de notre petit label personnel. Cela nous a demandé beaucoup de travail et de motivation, mais ça valait le coup ! Nous devons tout payer nous-même, mais nous décidons de notre emploi du temps, nous avons une totale liberté de création musicale et nous récupérons aussi tous les bénéfices. J'aimerais que d'autres jeunes artistes se rendent compte que signer chez un label n'est pas la seule manière de faire carrière dans la musique. Il y a en fait, je pense, beaucoup d'avantages à se produire soi-même. Ce que beaucoup ne comprennent pas est que, certes le label paie la production de l'album, la tournée et vous rémunère à l'avance, mais vous en tant qu'artiste devez tout rembourser. Jusqu'à ce que ce soit fait, vous ne ferez pas de bénéfices. La meilleure option est d'essayer d'avoir autant de succès que possible sans signer avec un label. Ainsi vous aurez des arguments de poids lors de la négociation d'un éventuel contrat

Jérémie : Si tu ne jouais pas de la musique à plein temps, que ferais tu ?

JJ : Je serais une mère au foyer, je passerais mon temps à décorer et coudre des vêtements pour petites filles. J'aurais probablement une boutique sur etsy pour vendre mes produits faits main, et je passerais aussi bien plus de temps à mettre à jour mon blog http://thelovelylittlethings.blogspot.com

Jérémie : Comment se passe la vie sur la route ?

JJ : C'est un défi d'être une mère et un auteur/compositeur/interprète en tournée. J'ai deux petites filles : l'une a bientôt trois ans, l'autre est un nouveau né. Ça a été vraiment dur pour moi de trouver un équilibre entre ma famille et ma carrière. A cause de ça, nous avons acheté un bus pour les tournées, afin de pouvoir emmener nos filles sur la route. Ça va être une grande aventure, mais ça nous créera tellement de souvenirs exceptionnels en tant que famille. Combien d'enfants peuvent dire qu'ils ont passé leur enfance dans un bus de tournée ?

Jérémie : Comment en es tu arrivé à la musique ?

JJ : J'ai grandi dans une famille très tournée vers le sport, donc j'ai rapidement développé le rêve de jouer au basket à l'université. Tous les dimanches soir, de mon entrée au collège à la fin du lycée, mon père m'amenait au gymnase et se mettait au rebond pendant que je perfectionnais mes tirs. J'ai travaillé vraiment dur et ai développé une vraie habileté au trois points. A la fin de ma dernière saison au lycée, j'ai été élue meilleure joueuse de ma ligue, et j'étais tellement fière ! Grâce à ce succès, j'ai été recrutée pour jouer dans une université chrétienne en Californie. Je suis arrivée à l'université avec de grandes attentes, mais au fur et à mesure de l'avancée de la saison, j'étais de plus en plus frustrée. Pour une quelconque raison, je n'aurais pas pu réussir un tir même si ma vie en dépendait ! J'étais en colère contre Dieu pour la tournure que prenaient les événements, et à la fin de la saison je savais que tout l'amour que j'avais pour le basket avait disparu. C'était vraiment difficile de dire ainsi adieu à un rêve qui me suivait depuis que j'étais petite fille, mais peu après, Dieu m'a donné un nouveau rêve. J'ai appris la guitare et comment écrire des chansons. Si ma saison de basket s'était bien passée, je ne serais probablement jamais devenue musicienne. Je suis tellement reconnaissante envers Dieu pour cet échec !

Jérémie : As tu des intentions de prière particulières ?

JJ : J'aimerais que vous priiez pour notre temps passé sur la route. Ça va être un vrai défi de vivre des semaines dans un bus de tournée, surtout avec un nouveau-né. J'aimerais que le Seigneur continue à m'enseigner comment voir chaque défi comme une aventure plutôt que comme un événement stressant et angoissant. J'aimerais aussi que vous priiez pour que je sois inspirée pour écrire de nouvelles chansons, si c'est ce que Dieu veut.

Jérémie : Quand ton nom vient à l'esprit de quelqu'un, que voudrais tu qu'il pense ?

JJ : Je serais honorée si les gens voyaient ma musique comme une source d'inspiration, frêle, encourageante et honnête (et jolie aussi, j'espère !) Merci beaucoup pour l'interview !

 

Traduction : Augustin

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Andy Atkins // A Plea For Purging

Écrit par Jérémie   

La sortie du dernier album d'APFP fut l'occasion d'interviewer Andy Atkins, le chanteur du groupe.

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Jérémie : Salut Andy, est-ce que tu peux te présenter ainsi que tes acolytes ?

Andy : Je m'appelle Andy Atkins. Je chante et suis le plus gros mec encore en vie. J'ai trois amis qui se placent derrière moi sur scène : John joue de la basse, Aaron de la batterie, et Blake de la guitare. Ensemble nous sommes A Plea for Purging.

Jérémie : Quelle est l'histoire du groupe ?

Andy : Nous sommes une bande de gamins qui avons réalisé que seuls, nos pouvoirs ne valaient rien, mais que mis ensemble nous pouvions conquérir le monde, ou du moins un petit coin d'Amérique. Nous avons commencé à jouer des concerts et faire des tournées dans le pays, puis finalement le monde. Au final nous sommes quatre amis qui aimons jouer de la musique ensemble. Voila pour l'essentiel de l'histoire.

Jérémie : Qui a eu l'idée d'appeler le groupe de cette façon, est-ce qu'A Plea For Purging signifie quoi que ce soit ? Et qu'est-ce qui doit être purgé ?

Andy : Blake a eu l'idée du nom il y a bien longtemps. Chacun a ses démons, tout le monde est hanté par quelque chose qui l'empêche de vivre à son plein potentiel. On essaie tous d'être meilleurs et de nous débarrasser de ces trucs. Voila notre plaidoyer pour purger (A Plea For Purging).

Jérémie : Votre dernier album, The Life and Death of APFP, vient de sortir. Comment le décrirais-tu ?

Andy : Je dirais que c'est quatre jeunes hommes en recherche de leur place dans un monde d'adultes après avoir accompagné leur rêve d'adolescent à l'âge adulte, le tout avec une touche de Deftones.

Jérémie : Sur vos deux derniers albums, les thèmes généraux semblaient s'opposer (enfer / ciel, vie / mort). Est-ce une preuve de votre maturité en tant que membres de groupes et en tant qu'individus ? En d'autres termes, est-ce que tu penses que grandir vous a fait réaliser dans quel type de monde vous vivez ?

Andy : L'art d'un individu reflète son cheminement, sa maturité, et sa place dans la vie. Notre musique raconte notre histoire, mon histoire. Nous avons fait de notre mieux pour le faire avec honnêteté et être ouverts vis à vis de nos fans quant à ce qu'il se passe dans nos esprits. S'il n'est pas honnête, l'art n'est qu'artificiel. Tu peux dire que je suis un mec partagé, qui ne sait pas exactement quelle est sa place. Tu pourrais croire qu'à 30 ans j'aurais passé ce moment... On dirait qu'on ne s'arrête jamais de chercher.

Jérémie : Comment s'est passée l'écriture de l'album ? Tout le monde écrit ensemble, ou juste une partie d'entre vous ?

Andy : Tout le monde a un rôle différent : Blake et Aaron composent la plupart de notre musique. Cette musique doit me parler et m'inspirer pour l'écriture des textes. John ajoute ses pensées au résultat, ses opinions, ses critiques. On modifie quelques trucs et puis on enregistre les jams heavy.

Jérémie : On dirait que l'album est séparé en deux, avec une deuxième partie bien plus mélancolique. En se basant sur le nom de l'album, est-ce une sorte de chant du cygne, avec une séparation du groupe imminente ?

Andy : C'est dingue ce que le titre d'un album peut faire : internet crie à la tragédie jusque de ce côté de l'océan atlantique. APFP ne se sépare pas, nous n'avons pas prévu de changement pour le moment. Nous serons un groupe pour toujours.

Jérémie : Quels sont les thèmes de l'album alors ?

Andy : J'ai pas mal vécu, des hauts, des bas, et j'ai vu beaucoup de morts. J'ai choisi cette vie mais maintenant elle ne me laisse pas partir : c'est une réalité amère avec laquelle je dois vivre. Voila de quoi parle cet album.

Jérémie : Quel est ta piste préféré ?

Andy : J'aime énormément The Setting Sun. Je ne suis même pas dessus. Il est super court,complètement différent de la plupart de nos morceaux, mais je crois que Blake a vraiment dit ce qu'il y avait à dire, et d'une façon si simple. Je l'aime énormément. Je suis honoré d'être dans un groupe avec des mecs aussi talentueux. En plus, je peux écouter ce morceau en tant que fan ,vu que je ne suis pas dessus.

Jérémie : Avez qui l'avez-vous enregistré, et pourquoi lui ?

Andy : Avec Josh Schroeder au Random Awesome Studio à Bay City, dans le Michigan. Il jamme plus fort que tous les autres et est sympa en plus.

Jérémie : Comment tu décrirais votre son à quelqu'un qui n'a jamais entendu parler de vous ?

Andy : Un gars vraiment gras, un gars plus ou moins gros, un juif et un hipster qui se mettent ensemble et arrivent à écrire du métal, le tout donnant un mix entre Radiohead, Deftones, et Meshuggah.

Jérémie : On a parlé plus tôt de maturité et de grandir. Mais il y a une chose qui ne change pas et qui peut s'observer dans vos vidéos : vous êtes une bande de dingues. Genre sur la dernière : une soirée pyjama ? C'est juste ridicule, qui a eu cette idée géniale ? Et pourquoi ce besoin de faire des vidéos pareilles ?

Andy : Ça fait longtemps que notre batteur Aaron essayait de nous faire tourner une vidéo et enregistrer un album sur le thème d'une soirée pyjama. On n'a pris que l'idée de la vidéo, et le résultat est incroyable. On est juste une bande d'abrutis qui ne se prend pas trop au sérieux. On n'essaie pas de tromper les jeunes en leur faisant croire qu'on est mystérieux, sombres et durs en jouant dans un vieux entrepôt mal éclairé ou dans un terrain boueux quelque part. On est juste des mecs qui n'ont pas de boulot et qui aimons péter.

Jérémie : Ça vous arrive de vous censurer ? Quelle était la dernière idée que vous avez mise de côté, de peur de choquer certaines personnes ?

Andy : Tout le temps. On est sans cesse obligés de nous censurer parce que les fans n'arriveraient juste pas à comprendre l'humour derrière certaines choses, et je pense que c'est pour le mieux. Mais je vais garder ces secrets pour le moment.

Jérémie : Quand je parlais de "certaines personnes", je faisais référence aux "chrétiens" qui sont toujours prompts à juger dès que quelqu'un dit ou fait quelque chose qu'ils n'estiment pas juste. Est-ce que vous vous trouvez souvent au milieu d'une discussion houleuse en raison de votre comportement sur scène ou sur vidéo ? Qu'est-ce que tu réponds en général ?

Andy : On ne nourrit pas vraiment ces conversations. On laisse passer l'orage.

Jérémie : Est-ce que vous considérez vos activités au sein du groupe comme un ministère ?

Andy : Bien sûr. Nous sommes là pour aider les autres dans la vie. J'espère qu'ils sont la pour nous aider également. On est tous dans le même bateau. La vie est un ministère, j'imagine.

Jérémie : Qu'espère-tu apporter à ceux qui sont perdus grâce à ta musique et ton groupe ?

Andy : J'espère que quiconque écoute notre musique voit l'honnêteté qui est derrière elle et peut en recevoir une sorte d'encouragement, quel qu'il soit.

Jérémie : Quel est ton avis sur la soi-disant scène métal chrétienne ?

Andy : "The Marriage of Heaven and Hell" est sur iTunes !

Jérémie : J'imagine que vous allez faire des tourner pour faire la promo de votre album. Vous allez venir un jour en Europe, ou en France ?

Andy : On fait tout ce qu'on peut pour venir en Europe et en France pour la première fois. Je promets qu'on essaye.

Jérémie : Quel type de relations entretenez vous avec votre label Facedown Records ?

Andy : Dans nos rapports, l'amitié passe d'abord, et le business après. Jason et l'équipe nous traitent vraiment comme de la famille. Avoir ces personnes dans ma vie est un vrai plus. Que le groupe continue dans le futur ou non, j'aurai créé avec eux des amitiés durables.

Jérémie : Comment en êtes vous arrivés à signer avec eux ?

Andy : J'ai envoyé un mail à Jason en lui demandant de distribuer nos vieux EPs sur son site. Il a répondu non mais nous a proposé de signer. J'ai trouvé que c'était un compromis plutôt acceptable ! (rires)

Jérémie : Si je ne me trompe,  The Life and Death est votre dernier album avec eux... Allez vous re-signer ou changer de label ?

Andy : En fait, MARRIAGE était le dernier album sur notre contrat. Techniquement, nous avons été indépendants pendant un court laps de temps. Nous avons parlé à quelques autres labels, mais  rien de ce qu'ils proposaient n'était comparable à ce que nous avons avec Jason et Virginia. Donc nous avons re-signé avec Facedown pour cet album, et pour l'instant nous sommes impliqués et plus que contents de ce partenariat. Personne ne sait ce que l'avenir nous réserve. Nous resterons probablement dans le label jusqu'à ce que Jason nous haïsse ou que quelqu'un nous offre genre un million ou un milliard de dollars.

Jérémie : Parlons un peu de toi Andy. Que ferais tu en ce moment si tu n'étais pas musicien ?

Andy : Honnêtement je ne me considère même pas comme un musicien : je ne fais que crier très fort sur de la vraie musique faite par de vrais musiciens (rires). Je n'ai aucune idée de ce que je ferais... C'est une pensée assez angoissante à vrai dire : je n'ai pas vraiment de talent particulier qui me permettrait de rebondir, je ne suis jamais allé à l'université... Je ne serais pas contre ouvrir un café/restaurant un jour. J'aime aussi la moto. J'aimerais apprendre à travailler dessus, peut-être quand je serais vieux !

Jérémie : Comment en es tu arrivé à la musique ?

Andy : J'ai écouté du Nirvana et j'ai su que c'était ce que je voulais faire. Je voulais créer avec les gens le même lien que j'avais avec Cobain, et j'essaie de faire ça depuis que j'ai 13 ans.

Jérémie : Que fais tu lorsque tu n'es pas avec le groupe ? As tu un travail ?

Andy : Cet été j'ai beaucoup fait de moto. Généralement je passe la journée avec ma copine, je n'ai pas vraiment d'autre job que le groupe. De temps en temps j'enregistre quelques trucs pour m'amuser : Aaron et moi avons un projet d'enregistrer quelques pistes hip-hop, ça m'occupera un peu.

Jérémie : Quels groupes ou artistes ont le plus d'influence sur toi ?

Andy : Nirvana, Smashing Pumpkins, At the Drive-In, Zao, Sigur Ros, Explosions in the Sky, Deftones.

Jérémie : Quel genre de conseils donnerais tu à un jeune groupe français qui souhaiterait percer ?

Andy : Déjà, ne vous prenez pas la tête à vouloir à tout prix « percer ». Jouez avec passion, écrivez avec conviction. Soyez honnête dans votre art. Tout le reste viendra de soi. Profitez de votre jeunesse et de celle de votre groupe. Avant que vous ne le sachiez, vous serez vieux et déprimés par l'industrie musicale. Gardez votre intégrité.

Jérémie : As tu des intentions de prière particulières ?

Andy : Priez pour que Dieu ouvre les nuées et nous parle en personne, réponde à nos questions. Cela serait utile.

Jérémie : Quand le nom de ton groupe vient à l'esprit de quelqu'un, que voudrais tu qu'il/elle pense ?

Andy : Alien Pizza a plea_for_purging_small!

Jérémie : Un dernier mot ?

Andy : Fête !

 

Traduction : Augustin

 

Nicholas // Sosaveme

Écrit par Jérémie   

Nicholas, chanteur du groupe de rock américain sosaveme, a pris quelques instants pour répondre à nos questions concernant la sortie de leur album The Garden.

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Jérémie : Peux-tu te présenter ainsi que le groupe ?

Nicholas : Le groupe est composé de Jon Moore à la batterie et au chant, Justin Ozanich à la guitare, Austin Germain à la basse et moi (Nicholas) à la guitare et au chant lead.

Jérémie : Quelle est l'histoire du groupe, de sa formation au lineup actuel ?

Nicholas : Le groupe sous sa forme actuelle s'est formé en plusieurs étapes. Tout a commencé en 2000 quand j'ai rencontré Jon au collège. Au départ il ne m'aimait pas vraiment à cause des gens avec qui je traînais. Mais un jour, en classe, je lui ai proposé une session jam, et c'est là que je suis allé chez lui pour la première fois. Le souvenir nous reste encore à tous les deux : le premier morceau que nous avons joué était « Smells like teen spirit ». A partir de là nous étions inséparables.

Nous avions un ami commun, Rhett, qui n'avait jamais joué de musique mais voulait faire partie du groupe, donc il s'est mis à la basse. Le groupe s'appelait Skeeter et nous jouions du pop-punk, c'était très différent de ce que fait Sosaveme maintenant. 

En 2005 j'ai rencontré Justin à la fac, dans un cours d'architecture. Le premier jour, le prof nous a fait nous lever et nous présenter à l'oral. Justin a dit qu'il était dans un groupe, alors je l'ai directement trouvé cool, tellement que je lui ai amené une démo et lui ai demandé ce qu'il en pensait. Il habitait à Lansing (capitale de l'état de Michigan), mais il s'est vraiment intégré à Owosso (à environ 60km de Lansing) et, après qu'il a bossé avec nous sur le premier EP de Sosaveme, nous lui avons proposé d'intégrer définitivement le groupe. 

Austin, nous l'avons rencontré en 2006 alors qu'il jouait dans un autre groupe, Definition Plexus. Quand, en 2009, Rhett nous a quittés pour faire carrière dans la vidéo, c'est Austin qui l'a remplacé sur la tournée. Finalement nous lui avons proposé une place permanente, et il l'a acceptée en 2011

Jérémie : Qui a trouvé le nom du groupe ? Est-ce qu'il a un sens particulier et, si oui, lequel ?

Nicholas : Le nom du groupe vient d'un de nos vieux morceaux qui parlait de ce genre de situations où quelqu'un essaie beaucoup de choses mais n'arrive pas à te faire comprendre ce qu'il dit. Le « So save me ! » est une exclamation en réponse à cela, genre « Agis ou tais-toi ! », « Montre moi, arrête d'essayer de le décrire ! ». A posteriori, je pense que ce nom en dit long sur nous. Notre style, s'est vraiment de montrer les choses aux gens, pas seulement de parler. N'importe qui peut parler pendant des heures de ce qu'il va faire ou de ce en quoi il croit, mais il n'y a que l'avenir qui nous dira de quoi les gens sont vraiment faits, et ce qui sort d'une situation.

Jérémie : Comment décririez vous votre nouvel album ?

Nicholas : « The Garden » est un album d'introspection. Il pose beaucoup de questions sur qui nous sommes, où nous allons, ce qui nous motive, la force qui nous pousse réellement, et ce que nous cherchons.

Jérémie : Comment vous y prenez vous pour écrire vos chansons ?

Nicholas : Le processus a changé au fil du temps et reste toujours très éclectique. Nous jouons tous sur nos points forts : Jon est vraiment bon pour les mélodies, Justin pour les arrangements et la composition, et Austin est notre spécialiste attitré pour ce qui est de nous sortir des impasses. Le plus souvent je ramène une idée, et nous en faisons une chanson complète, mais ce n'est pas le cas à chaque fois. Tout le monde a mis la main à a pâte pour « The Garden ».

Jérémie : Cet album est il différent de ce que vous faisiez avant ?

Nicholas : Nous voulions faire un album à cœur ouvert, montrer au grand jour ce que nous ne faisions que suggérer dans nos albums précédents. Pendant l'enregistrement, nous vivions dans un studio loin de chez nous et de nos familles, ça nous a forcé à être vraiment à fond dans ce projet, comme nous ne l'avions jamais fait : nous voulions donner à cet album toute la dimension personnelle et « crue » que nos shows peuvent avoir. Nous avons travaillé avec un producteur fantastique, Tyler Orr, qui nous a vraiment aidés à faire de cet album ce que nous voulions, et à couper les parties superflues. Ainsi il y a une seule chanson qui dépasse les 4 minutes sur « The Garden » alors que nous avons généralement tendance à faire de longues chansons. Non pas que faire de longues chansons soit mauvais, mais ça a été une expérience enrichissante pour nous de travailler de manière différente, de sortir de nos vieilles habitudes.

Jérémie : Quels sont les thèmes principaux abordés sur « The Garden » ?

Nicholas : L'introspection, l'amour, l'espoir, la grâce divine, et comment et pourquoi ces choses interviennent dans nos vies.

Jérémie : Comment décririez vous votre style à quelqu'un qui n'a jamais entendu parler de vous ?

Nicholas : Nous faisons de l'indie rock agressif.

Jérémie : Quel rapport y a-t-il entre votre musique et votre foi ?

Nicholas : N'importe quel système de croyances affecte la manière dont quelqu'un voit et interprète la vie. Jésus Christ est définitivement le prisme à travers lequel nous voyons et interprétons la vie, et la trame par laquelle nous comprenons la vie, donc il trouve logiquement Sa place dans notre musique. Mais l'art trouve sa beauté dans le fait que l'on peut écrire des morceaux à partir de différent points de vue, différentes perspectives, ou même décrire une situation sans même parler de foi. Nous écrivons en prenant en compte que nos points de vue ne font pas l'unanimité. L'être humain est en constante évolution des points de vue de ses sentiments, ses émotions, son savoir, ses croyances. Capturer l'essence de ce changement et en décrire le processus est un des buts que nous donnons à notre musique

Jérémie : Quels groupes pensez vous qui jouent une musique ressemblant le plus à la votre en ce moment ?

Nicholas : Bonne question. Je pense qu'il y a pas mal de groupes qui influencent notre style d'écriture, et il est certains que des comparaisons peuvent être faites. Brand New nous a influencés vers des musiques plus sombres, des paroles tirant des portraits plus honnêtes de la vie en général. As Cities Burn a laissé son empreinte aussi sur notre style. En résumé je ne saurais pas dire exactement quels groupes sonnent comme nous... Je ne dis pas ça par vanité, juste par ignorance. A la limite la seule chose que je dirais c'est qu'il est plus probable que nous soyons ceux qui ressemblons à d'autre plutôt que les modèles.

Jérémie : Quel groupe/album vous a le plus impressionné cette année ?

Nicholas : Mumford & Sons / Sigh No More

Justin : Juliana Theory / Emotion is Dead (j'ai récemment recommencé à l'écouter)

Jon : The Civil Wars / Barton Hallow

Austin : For Today / Breaker

Jérémie : Que feriez-vous en ce moment si vous ne faisiez pas de musique ?

Jon : Je serais plus dans l'art visuel, genre peinture.

Nicholas : Je vivrais probablement à New York ou en Europe, soit en train de lancer ma propre compagnie, soit en train de monter les échelons.

Justin : Je travaillerais le bois, ou quelque chose en rapport avec l'horticulture. Peut -être fleuriste.

Austin : Je ferais de la Dubstep. Oups, attendez, c'est de la musique.

Jérémie : Que faites vous en dehors du groupe ? Avez-vous des jobs ?

Nicholas : Jon bosse dans un café génial à Owosso appelé Guido's, tout en gérant une salle de concert, appelée The Clearing (la clairière), et une pastorale des jeunes (affiliée à Antioch) dans son église, appelée Good News Fellowship (la communauté de la bonne nouvelle). Justin travaille dans l'aménagement paysager et la construction. Austin bosse à Diplomat Pharmacy et donne aussi un coup de main pour le fonctionnement de The Clearing. Quant à moi (Nicholas), j'étudie le management et l'économie à Kettering University en alternance avec un travail de manager à temps plein pour le groupe qui m'est demandé par l'université.

Jérémie : Avez-vous des sujets de prières particuliers ?

Nicholas : Nous avons toujours besoin que l'on prie pour nous. Nous en sommes à un point auquel nous aurions vraiment besoin que d'autres nous supportent, supportent notre vision et notre but. Nous faisons 100% du travail pour l'instant, et cela nous aiderait d'être soulagés du management ou de la recherche de dates pour nous concentrer plus sur la musique, la création et les relations publiques. Au niveau individuel, pour que nous soyons capable de nous consacrer au groupe à plein temps, et ne pas avoir besoin de jobs à côté. Tout cela pour développer et donner une direction à la direction du groupe.

Jérémie : Quand le nom de votre groupe vient à l'esprit de quelqu'un, que voudriez vous qu'il pense ?

Nicholas : Nous aimerions qu'il pense à Nick, Justin, Jon et Austin, quatre mecs qui, comme eux, vivent leur vie en cherchant des réponses. Leur voix est aussi importante que la notre. S'ils comprennent notre message et peuvent s'identifier à ce dont nous parlons dans nos morceaux, alors nous sommes unis, et nous ne sommes jamais seuls dans nos combats.

Jérémie : Si vous avez quelque chose à dire que nous ne vous avons pas demandé mais qu'il vous tient à cœur de dire...

Nicholas : Merci d'avoir pris le temps de lire. Nous aimerions garder le contact avec quiconque a des questions ou voudrait juste nous contacter. Voici nos adresses pour ceux que cela intéresserait :  Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Rendez-nous visite sur www.sosaveme.com !


Traduction : Augustin & Lydia

 

Turbo Hatchet Worship Band

Écrit par Jérémie   

Un nom de groupe excellent, un style musical recherché, rencontrez Joey et sa troupe formant Turbo Hatchet Worship Band !

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Jérémie : Est-ce que tu pourrais te présenter et présenter ton groupe ?

Joey : Salut les gars ! Moi c'est Joey. Je suis le guitariste et screamer de THWB. Nous sommes un groupe chrétien de louange métal/hardcore originaire de Hof, en Bavière, Allemagne. Nos chansons sont dans différents styles de musique, ça va du pop-rock à des chansons très hard, du son des années 80 au métal moderne. Nous avons un synthé, deux guitares, une basse, une batterie et 3-4 voix (chanteurs et screamers).

Jérémie : Quelle est l'histoire du groupe ?

Joey : Le batteur, le bassiste et moi avons commencé à jouer ensemble pour quelques projets de louange dans notre groupe Jesus Freaks à Bayreuth. A partir de là nous avons joué avec différentes personnes dans différents styles musicaux. Nous avons formé THWBen 2007. Nous avons commencé à jouer dans notre église et au festival Freakstock. Notre chanteur, deuxième guitariste et synthé ont changé à travers les années et maintenant nous avons un nouveau chanteur/synthé depuis l'été 2011. Il s'appelle Chris. Nous sommes fiers de lui, c'est un bon gars et en 2006 nous avons aussi bossé ensemble sur quelques projets de louange avec lui. Mais la voix principale dans "Metal worship to the maximum" c'est notre ami David qui a quitté le groupe cet été pour faire ses études à Munich.

Jérémie : Qui a eu l'idée du nom de votre groupe, Turbo Hatchet Worship Band ?

« TurboHatchet » est le surnom de notre batteur. Il tape sur sa batterie aussi vite et aussi fort qu'une hache qui coupe le bois. Et puis nous sommes un groupe de louange métal/hardcore, alors nous avons pensé que c'était le nom qui collait le mieux.

Jérémie : Comment décririez-vous votre premier album, qui est sorti en été 2010 ?

Joey : C'est un mélange de différents styles hard et de paroles de louange. Nous nous réjouissons de l'opportunité d'enregistrer ces chansons, elles comptent beaucoup pour nous, et aussi pour d'autres. Comme je l'ai dit, il y a aussi bien du pop-punk que du heavy metal. Un mix hardcore coloré.

Jérémie : Comment ça s'est passé pour écrire les chansons ? C'est tout le groupe qui s'y colle ou juste quelques membres ?

Joey : En général une chanson naît pendant une séance d'impro, ou alors quelqu'un tente un riff ou un lick et si tout le monde aime on le garde. Nous écrivons tous ensemble et ensuite, nous regardons quelles paroles vont le mieux avec quelle musique. Après chacun répète et bosse la structure.

Jérémie : Les paroles parlent de quoi ?

Joey : Nous utilisons les paroles de chants de louange que nous aimons bien. Des chansons de Hillsong United, Obadja, des Jesus Freaksou alors des cantiques d'église normaux, qu'importe. Nous ne faisons que réécrire une nouvelle musique pour une chanson qui existe déjà. Des fois nous pensons que cette chanson a vraiment quelque chose en plus et c'est pourquoi nous "copions" les paroles et écrivons notre propre musique. Pour notre deuxième album nous pensons aussi écrire nos propres paroles.

Jérémie : Quelle chanson est ta préférée ? Pourquoi ?

Joey : J'aime bien "Take me", c'est une chanson vivante. Et j'aime aussi "Sei willkommen", cette chanson est tellement puissante avec de bons passages de guitare et de synthé :-). Les paroles sont en allemand et veulent dire quelque chose comme : "Dieu, nous accueillons ton Saint-Esprit, nous voici, remplis-nous, prends-nous...

Jérémie : Avec qui avez-vous enregistré l'album et pourquoi ?

Joey : Avec nos amis Manuel et Daniel de Mary-Road-Records. Le studio se trouve dans notre ville et notre église se réunit chez eux aussi. Ils ont fait du super boulot pendant ces quelques jours et ce sont eux les guitaristes de Lokomotor, si tu ne connais pas va faire un tour sur www.lokomotor.de .

Jérémie : Comment décrire votre musique à quelqu'un qui n'a jamais entendu parler de vous ?

Joey : Ca dépend de la chanson. La plupart sont rapides. C'est de la musique hard avec une voix soft et des mélodies au synthé et à la guitare, plus une basse groovy et une batterie brutale.

Jérémie : Moi je n'ai écouté que la chanson "Take me" que vous nous permettez d'utiliser (merci encore !) sur notre compil Another Way To Fight - Vol 4 et je trouve que cette chanson ressemble beaucoup au groupe américain Solemn Vow. Est-ce que vous les connaissez ? Si oui, est-ce qu'ils vous ont influencés, ou est-ce que c'est juste une coïncidence ?

Joey : C'est la première fois que j'entends ce nom. Du coup j'ai eu envie de les écouter et je suis allé sur leur Myspace : Sympa. Mais pour revenir à la question : non. Nous avons d'autres influences. Il y a beaucoup de groupes que nous aimons, en voici juste quelques-uns : blessed by a broken heart, the morning after, metallica, steel panther, mötley crue, panthera, seventh star, limp bizkit, bon jovi and a lot of facedown records bands.

Jérémie : Vous considérez votre groupe comme un ministère ?

Joey : Oui bien sûr. Notre mission c'est de montrer aux gens l'amour de Dieu pour eux et ce que Jésus a fait, et aussi que la musique de louange ce n'est pas forcément avec un orgue. Nous faisons partie d'une scène musicale dans notre ville et c'est notre place. Pas que dans notre ville d'ailleurs : la scène metal et hardcore underground a besoin de groupes chrétiens dans chaque ville pour montrer que les chrétiens ne sont pas tous des mecs coincés avec plein d'interdits, mais que nous sommes des gens normaux.

Jérémie : Quelles sont vos relations avec votre label ?

Joey : Nous sommes amis. Nous aimons ces gens et sommes heureux de travailler avec eux. Nous espérons faire le prochain CD avec eux aussi.

Jérémie : Pour l'instant, lequel des albums sortis cette année préfères-tu ?

Joey : J'aime beaucoup "Rescue" de Silverstein, ya plein de bons passages de guitare et les chansons acoustiques sont très belles aussi. Le nouveau CD de Sleeping Giant, "Kingdom days in an evil age", est bien sympa aussi. Et bien sûr, "Kingdoms" de Life in your way. Je suis content que ce groupe ait repris. Le nouveau CD me rappelle "A day to remember" ou "The devil wears Prada". Je préférais le style de "Ignite and rebuild", mais ce CD reste dans mon top 3 pour 2011.

Jérémie : Si tu n'étais pas dans le groupe, qu'est-ce que tu ferais ?

Joey : Chacun de nous travaille ou fait des études. Si je n'étais pas dans le groupe, je ferais la même chose, mais sans répéter et jouer tous les quelques mois :) ?

Jérémie : Comment as-tu commencé la musique ?

Joey : Mon père tient une boutique de musique et j'ai fait de la batterie pendant 30 ans. Il voulait que je devienne batteur, du coup j'ai décidé de faire de la guitare. Le père de notre batteur est un guitariste qui lui a acheté une guitare électrique quand il était gamin, et maintenant il fait de la batterie :) .

Jérémie : Qu'est-ce que tu conseillerais à un jeune groupe français qui débute ?

Joey : Toujours s'entraîner. Organiser quelques représentations dans votre ville et inviter d'autres groupes. Jouer à chaque fois que vous avez l'occasion.

Jérémie : As-tu des sujets de prière à nous confier ?

Joey : Si tu pouvais priez pour chacun de nous, ce serait super. Et aussi pour la scène hardcore partout dans le monde. Merci.

Jérémie : C'est presque fini. Tu aimerais ajouter quelque chose ?

Joey : Merci ! Merci à vous, merci d'avoir lu. Si vous voulez nous inviter ou nous aider à faire une tournée ou si vous avez besoin de prière ou alors voulez juste nous contacter, écrivez-nous sur Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. . Et n'oubliez pas de nous ajouter sur Facebook et sur Myspace ! Dieu vous bénisse.

 

Traduction : Philip Servini

 
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