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August Burns Red - Leveler

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Écrit par Jérémie, publié le Mardi, 16 Août 2011. Vu 666 fois.   

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C'est la troisième critique de Leveler que j'écrit, soit deux de trop pour un groupe comme ABR. Enfin, il est temps de consolider tous ces écrits en un seul, à lire ci-dessous.

August Burns Red - LevelerLa première était simple : j'ai juste détesté. Bon, pas autant que le son de batterie de St Anger, mais l'impression était d'écouter un fake, un groupe qui voulait faire un buzz en sortant un album sous le nom d'August Burns Red et qu'on découvrait plus tard qu'en fait c'était une bande de wanabees qui avaient voulu faire du ABR avec leurs moyens. Forcément, quand tu t'attends à découvrir un nouvel album des stars du métalcore us, tu t'attends à en prendre plein les oreilles, pas à zapper en plein titre sur Samba De Amigo ou à entendre un "Let's Go" juste avant un solo, c'est ringard.  Bien, voire même très bien pour un groupe qui veut copier ABR, mais pas pour la légende elle-même.

Bien déçu mais quand même avec plein d'espoir, j'ai écouté et réécouté en boucle l'album pendant plus d'une semaine. Puis je me suis pris d'amour pour ces titres différents de ce que fait le groupe depuis ses débuts. Même si les breakdowns sont toujours la, les riffs presque plus alambiqués que certaines entrées d'autoroute, la batterie qui va plus vite qu'un AK47, bref ce qui définit le son du groupe, il se trouve qu'il ne s'agit que d'une base sur laquelle viennent se greffer tout un tas de nouveauté me faisant crier tout haut et fort : "Ils l'ont fait  !" ! Comprendre qu'ils ont encore réussi à repousser les limites du genre qu'ils ont aidé à définir. Ca claque, ça pète, ça change, et finalement ça plait. Qu'importe s'il y a toujours peu de variations dans le chant de Jake Luhrs, il a quand même une belle voix. Et la pochette n'est pas si moche que ça, finalement. Non ?

Oui mais voila, à force d'écouter le même album encore et encore, ce n'est pas la lassitude qui m'a gagné, mais plutôt le constat que c'était peut-être plutôt le syndrôme de Stockolm. Et après un fort travail intérieur (à base de Ark Of The Covenant, Blindside, et surtout Ace Augustine), la raison m'a retrouvé. Et comme une première impression qui s'avère finalement juste, en dépit de tout ce qu'on a voulu ou imaginé, le constat est sans appel : cet album, malgré des paroles très intéressantes, malgré un Internal Cannon qui est quand même d'une grande puissance malgré la cucaracha qui s'y ballade, n'est pas le meilleur album de l'année, du siècle ou de la décennie, pas même le meilleur du groupe. C'est mon opinion, je m'y tiens, et je crierai à tue-tête "Ils l'ont fait !". Ils ont tué le mythe, ils ont sorti un nouvel album. Coïncidence : au moment ou j'écris ces lignes, Jake hurle dans mes oreilles, à la fin de Pangaea : "What have you done?". Hey, c'est précisemment la question que je me pose à votre sujet.

 

Informations complémentaires : Label : Solid State Records
Durée : 48:04
Sortie : 18 Juin 2011
Genre : Métalcore dilué

Liste des titres :
1. Empire
2. Internal Cannon
3. Divisions
4. Cutting The Ties
5. Pangaea
6. Carpe Diem
7. 40 Nights
8. Salt & Light
9. Poor Millionaire
10. 1/16/2011
11. Boys of Fall
12. Leveler

Membres du groupe :
Jake Luhrs - vocals
Brent Rambler - guitar
JB Brubaker - guitar
Dustin Davidson - bass
Matt Greiner - drums

Sur internet :
Facebook

Acheter l'album
:
Boutique Beehave

 

 

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